CADatWORK Learning ·

BIM en Espagne : les nouvelles exigences de 2026 accélèrent la transformation numérique de la construction

Marchés publics, normalisation des données IFC, automatisation des contrôles et nouvelles pratiques openBIM : l'Espagne poursuit sa transition vers une construction numérique plus structurée. Une évolution qui transforme progressivement les obligations des professionnels et ouvre de nouvelles perspectives pour l'exploitation des données BIM.

Partager cet article

Ingénieurs sur un chantier de gare en Espagne
Illustration générée : coordination d’un chantier d’infrastructure en Espagne.

L'Espagne franchit une nouvelle étape dans le déploiement du BIM

Depuis plusieurs années, l'Espagne mène une politique volontariste pour développer l'utilisation du Building Information Modeling (BIM) dans le secteur de la construction.

Cette ambition s'est concrétisée avec l'adoption du Plan BIM national en 2023, qui définit un calendrier progressif d'intégration de la méthodologie BIM dans les marchés publics relevant de l'administration générale de l'État.

En 2026, cette transformation prend une dimension particulièrement concrète.

Les exigences ne concernent plus uniquement la capacité des entreprises à produire des maquettes numériques tridimensionnelles. Elles portent de plus en plus sur la qualité, la structuration, l'interopérabilité et la réutilisation des informations associées aux ouvrages.

L'enjeu évolue : il ne suffit plus de produire une maquette BIM. Il faut également être capable d'en maîtriser les données.

2026 : les exigences BIM progressent dans les marchés publics espagnols

Le Plan BIM espagnol, approuvé par l'arrêté PCM/818/2023, organise une introduction progressive des exigences BIM dans les marchés publics concernés.

Depuis octobre 2025, un nouveau palier du calendrier national est applicable, avec des niveaux d'exigences différenciés selon la valeur estimée des marchés.

Pour les opérations concernées, les acheteurs publics peuvent ainsi demander des livrables numériques répondant à des exigences précises en matière d'organisation, de production et d'échange d'informations.

Le calendrier prévoit de nouvelles étapes en octobre 2027, puis en avril 2030.

Cette progression encourage les entreprises à anticiper plusieurs évolutions :

  • La structuration cohérente des informations contenues dans les maquettes.
  • La standardisation des propriétés et des classifications des objets.
  • L'organisation des échanges de données entre les intervenants.
  • La vérification de la qualité et de la conformité des livrables numériques.
  • La préparation des données pour leur réutilisation pendant l'exploitation des ouvrages.

Il convient toutefois de distinguer le calendrier national des obligations propres aux communautés autonomes et des exigences particulières définies dans chaque consultation publique.

Les IFC deviennent un élément central de la gestion de l'information

Les logiciels de conception BIM, tels que Revit, Archicad, Allplan ou Vectorworks, répondent avant tout aux besoins de modélisation et de production documentaire des professionnels.

Ils permettent de concevoir les ouvrages, d'organiser les éléments constructifs et de produire les informations nécessaires aux différentes phases des projets.

Cependant, les données issues de ces environnements doivent souvent être échangées entre des acteurs utilisant des solutions différentes.

C'est précisément l'un des rôles du format IFC (Industry Foundation Classes), standard ouvert d'interopérabilité développé dans l'écosystème buildingSMART et normalisé par l'ISO 16739.

Grâce aux IFC, les informations d'un ouvrage peuvent circuler indépendamment du logiciel utilisé pour produire la maquette.

Mais cette interopérabilité soulève une nouvelle problématique.

Disposer d'un fichier IFC ne garantit pas que ses informations soient complètes, cohérentes ou directement exploitables.

Les données peuvent présenter des propriétés hétérogènes, des classifications différentes, des informations manquantes ou des structures qui ne correspondent pas aux attentes du destinataire.

La préparation et le contrôle des IFC deviennent donc des activités essentielles pour fiabiliser les échanges numériques.

L'automatisation des contrôles BIM progresse en Espagne

Parmi les évolutions les plus intéressantes de 2026 figure le développement de démarches visant à exploiter les maquettes numériques pour faciliter les contrôles techniques et administratifs.

En Catalogne, un projet annoncé en 2026 vise notamment à automatiser une partie des vérifications nécessaires à certaines autorisations d'urbanisme et procédures environnementales à partir de modèles numériques.

L'objectif est de rendre les processus administratifs plus efficaces, en exploitant des informations structurées et vérifiables.

Cette initiative ne constitue pas une obligation générale applicable à l'ensemble de l'Espagne. Elle illustre néanmoins une évolution importante des usages du BIM.

Les maquettes numériques peuvent progressivement devenir des supports de vérification automatisée, et non plus seulement des documents de représentation et de coordination.

Pour rendre ces démarches possibles, les informations doivent être préparées selon des règles compréhensibles et exploitables par les systèmes informatiques.

La qualité des données devient ainsi une condition déterminante de l'automatisation.

IFC, IDS et ISO 19650 : vers une meilleure maîtrise des échanges numériques

La transformation des pratiques BIM s'accompagne également d'une attention croissante portée aux standards d'organisation et de vérification de l'information.

Trois références occupent une place importante dans cette évolution.

IFC : échanger les informations

Le format IFC permet de partager les données géométriques et alphanumériques des ouvrages entre différents logiciels et intervenants.

IDS : formaliser les exigences d'information

L'Information Delivery Specification (IDS) permet de décrire, dans un format interprétable par des logiciels, certaines exigences attendues dans les livrables IFC.

Elle facilite ainsi la vérification automatisée de la présence et de la conformité de propriétés, classifications et autres informations.

ISO 19650 : organiser la gestion de l'information

La série de normes ISO 19650 définit des principes d'organisation et de gestion de l'information tout au long du cycle de vie des actifs construits.

Ensemble, ces approches favorisent des processus BIM plus structurés, plus reproductibles et moins dépendants des interventions manuelles.

Leurs modalités d'application dépendent toutefois des exigences contractuelles et des marchés concernés.

Simplebim : transformer les IFC en données directement exploitables

Dans ce contexte, les professionnels du BIM doivent relever un défi majeur : préparer des données numériques de qualité sans multiplier les opérations manuelles chronophages.

C'est précisément dans cette démarche que Simplebim apporte une valeur ajoutée aux processus BIM.

Complémentaire des logiciels de conception, Simplebim permet de travailler directement sur les données IFC pour les organiser, les transformer, les enrichir et les préparer aux usages attendus.

Ses fonctionnalités permettent notamment de :

  • Standardiser les informations IFC en harmonisant les propriétés et les structures de données.
  • Enrichir les maquettes en ajoutant ou en transformant des informations nécessaires aux processus métiers.
  • Filtrer et organiser les données afin de constituer des livrables adaptés à différents destinataires.
  • Automatiser les traitements répétitifs grâce à des règles et processus réutilisables.
  • Améliorer la qualité des livrables en préparant les informations pour les opérations de vérification et d'exploitation.
  • Faciliter les échanges openBIM en limitant les reprises manuelles entre les logiciels de conception et les systèmes utilisateurs.

Simplebim n'a pas vocation à remplacer les logiciels de conception.

Il intervient dans une étape complémentaire : celle de la préparation, de la transformation et de l'exploitation des données numériques produites par ces logiciels.

Cette distinction devient particulièrement importante lorsque les organisations doivent traiter de nombreux fichiers IFC, appliquer des exigences homogènes ou reproduire régulièrement les mêmes opérations de préparation des données.

Une transformation qui concerne toutes les entreprises, quelle que soit leur taille

Les grandes entreprises de construction, les ingénieries et les organisations disposant de départements BIM structurés sont naturellement concernées par l'industrialisation des processus numériques.

Le volume de leurs projets et la diversité de leurs intervenants rendent particulièrement importants la standardisation des informations et l'automatisation des traitements.

Mais ces enjeux ne sont pas réservés aux grands groupes.

Les agences d'architecture, les bureaux d'études spécialisés et les petites structures peuvent également bénéficier de méthodes plus efficaces pour préparer leurs livrables IFC.

Pour une petite organisation, éviter des opérations manuelles répétitives représente un gain de temps qui peut être directement réinvesti dans la conception, la coordination et la qualité technique des projets.

Pour une grande entreprise, la capacité à appliquer des règles homogènes à de nombreux fichiers permet de renforcer la cohérence des livrables et la reproductibilité des processus.

Quelle que soit la taille de l'entreprise, l'objectif reste le même : consacrer moins de temps à retraiter les données et davantage à créer de la valeur sur les projets.

Le BIM espagnol entre progressivement dans l'ère de la donnée

Les évolutions observées en Espagne confirment une tendance de fond dans le secteur de la construction.

La valeur d'une maquette numérique ne réside plus uniquement dans sa représentation géométrique.

Elle dépend aussi de la qualité des informations qu'elle contient, de leur capacité à être échangées et de leur aptitude à alimenter des processus métiers.

Le déploiement progressif du Plan BIM espagnol, les initiatives d'automatisation administrative et le développement des standards openBIM contribuent à cette transformation.

Pour les professionnels, l'enjeu consiste désormais à faire évoluer les méthodes de travail afin de tirer pleinement parti des informations numériques.

Cette évolution nécessite des outils adaptés, mais aussi des compétences et une organisation capables de transformer les possibilités technologiques en gains opérationnels.

Simplebim : la technologie au service de nouveaux processus BIM

L'automatisation du traitement des IFC représente une opportunité concrète pour améliorer la productivité, fiabiliser les échanges et accompagner la montée en puissance des exigences BIM en Espagne.

Avec Simplebim, les professionnels disposent d'un environnement dédié à la préparation et à la transformation des informations IFC, complémentaire de leurs outils de conception habituels.

Mais l'intégration d'un nouvel outil ne se résume pas à ses fonctionnalités.

Elle repose également sur la compréhension des besoins métiers, l'identification des processus à optimiser et l'accompagnement des équipes.

« La technologie rend la transformation possible. L'expertise humaine la rend opérationnelle, durable et créatrice de valeur. »

Vous souhaitez automatiser le traitement de vos IFC ?

Découvrez comment Simplebim peut vous aider à structurer vos données BIM, automatiser les opérations répétitives et préparer des livrables IFC adaptés aux exigences de vos projets.

Contactez les experts Simplebim pour étudier vos besoins et identifier les gains de productivité possibles dans votre organisation.

Sources et références

Boletín Oficial del Estado (BOE) — Ordre PCM/818/2023 du 18 juillet 2023, relatif au Plan d'intégration du BIM dans la commande publique de l'administration générale de l'État ↗

Plan BIM dans la commande publique espagnole — Ministère des Finances ↗

buildingSMART Spain — Publications et ressources sur les IFC, l'IDS et l'ISO 19650 ↗

Plataforma de Contratación del Sector Público — Marchés publics espagnols ↗

Article de veille professionnelle — octobre 2026. Les exigences applicables à un projet doivent être vérifiées dans les textes en vigueur et les documents contractuels du marché concerné.

Contenus connexes

Article

Marchés publics BIM en Espagne : comment préparer et contrôler ses livrables IFC ?

Six étapes pour préparer des livrables IFC fiables : exigences contractuelles, harmonisation, IDS, contrôles et automatisation avec Simplebim.

Article

Espagne : l’adoption des IFC s’accélère dans la construction

Plan BIM national, marchés publics et standards ouverts : les perspectives espagnoles jusqu’en 2030 et le rôle de l’édition IFC.

Article

ISO 19650 et openBIM : le rôle de l'éditeur IFC

Comment simplebim®, en éditant directement les IFC, permet de répondre aux exigences d'information de la norme EN-ISO 19650.